ROMAIN PHILIPPON

antimémoires

Since 2018, from archived photographs, Romain Philippon has started a personal diary, in the form of a dialogue with a writer. Reflecting on their identities and those of their children, but also on their territories where they live - multiple between Reunion and metropolitan France- they bring back a map of memories, both intimate and imaginary. "In the smallest as in the greatest happiness, there is something that makes happiness a happiness: the possibility of forgetting, or to say it in more scholarly terms, the faculty of feeling things, so long that happiness lasts, apart from any historical perspective, "Nietzsche explains in Inactual Considerations. So one should be able to forget in order to live happily, but is it possible to forget whilst photographing one's life ? Are the images produced pure nostalgia, and therefore restrict freedom and creativity ? Like Joel and Clémentine in Eternal sunshine of the spotless mind (M. Gondry), the authors play with their memories, visual for one, and written for the other. Begun in 2018 with Yann Hamonet writing the texts, this work will continue until 2020 with Ben Mazué.

See the project, with all texts, here : www.antimemoires.fr

Depuis 2018, à partir d'images d'archives, Romain Philippon entame un journal personnel, sous forme de dialogue avec un écrivain. En s'interrogeant sur leurs identités et celles de leurs enfants, mais aussi sur leurs territoires de vie - multiples entre La Réunion et la métropole - ils font ressurgir une carte des souvenirs à la fois intime et imaginaire. “Dans le plus petit comme dans le plus grand bonheur, il y a quelque chose qui fait que le bonheur est un bonheur: la possibilité d’oublier, ou pour le dire en termes plus savants, la faculté de sentir les choses, aussi longtemps que dure le bonheur, en dehors de toute perspective historique." explique Nietzsche, dans Considérations inactuelles. Il faudrait donc réussir à oublier pour vivre heureux. Mais est-ce possible d'oublier, en photographiant sa vie ? Les images produites ne sont-elles que pure nostalgie, et donc un frein à la liberté et la créativité ? Comme Joel et Clémentine dans Eternal sunshine of the spotless mind (M. Gondry), les auteurs jouent avec leurs souvenirs, visuels pour l'un, et écrits pour l'autre. Débuté en 2018 avec Yann Hamonet aux textes, ce travail se poursuivra jusqu’en 2020 avec Ben Mazué.

Voir le projet, avec les textes, ici : www.antimemoires.fr