ROMAIN PHILIPPON

world sleepers

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Who has not heard tired tourists discussing about the legendary idleness of the Southern Man? In this "there" imagined and exoticised, the rhythm would, it seems, be different. Understand "slow". Hence poverty. Construction of a great logic based on foundations which are yet very brittle The inertia of colonial ideologies. We do not stop a clipper in motion, loaded with false truths and ideological justifications of economic and cultural domination.

Is sleep in the North so different from sleep in the South ? This sleeping man in the Paris metro looks in many ways like our sleepers in the South. He reminds us that the boundaries between these two spaces are increasingly blurred. That the South must work more and more in the North to compensate for the predations of which it is the victim. For migrants who energize the moribund economies and cultures of the North, this unconsciousness does not seem to be different. It is made of staggered hours, multi-activity and hectic rates.

If dreams allow all to escape equally, the sleep of the poor is not worth the sleep of the rich. The first struggle with his environment, the second with his conscience. While the poor struggle with mosquitoes and bedbugs, Europe and the United States are the first consumers of sleeping pills in the world.

Commune Primat est un petit quartier de Saint-Denis de La Réunion. Ici, jusque dans les années 70, un bidonville s’étendait sur une bande de savane coincée entre un lit de rivière et une ravine. Au bout de cette langue sèche s’élevaient les fumeroles d’une décharge à ciel ouvert où s’amoncelaient les ordures de la plus grande ville des DOM-TOM. Fermée d’un côté par l’océan, de l’autre par une quatre voies, Primat est aujourd’hui une cité un peu coupée du monde. 1 700 personnes vivent dans les immeubles HLM et les maisons mitoyennes bâties au fil des opérations de RHI – pour Résorption de l’Habitat Insalubre. La décharge a disparu, remplacée par les infrastructures typiques des périphéries urbaines : stade de foot, centre commercial, parkings, cimetière et centre funéraire qui creusent un périmètre vide autour du petit village de béton, devenu une île dans l’île. Fin 2015, une étude publiée dans un quotidien local désignait Commune Primat comme le quartier le plus pauvre de La Réunion, département français déjà hors-norme sur le plan social, où une personne sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Ça n’a pas plu aux habitants, qui sont fiers de leur quartier, et souvent nostalgiques du « Primat d’avant » la réhabilitation. Entre eux, ils s’appellent les Primatoriens, et savourent les faux airs d’aristocratie romaine qui ronflent dans le titre. La rumeur urbaine leur a longtemps prêté la réputation d’être les plus bagarreurs de l’île. Cette image de quartier chaud est, pour certains, à l’origine du nom sous lequel beaucoup connaissent l’endroit : Commune Do Fé (Commune De Feu). Pages suivantes : Jonas, qui vit là depuis 1953 ; Lady Françoise qui garde de tendres souvenirs de son « Primat Lontan » où sa famille jouissait d’un prestige enviable ; et Thérèse, qui a toujours vécu là, bien avant que les militaires ne construisent les premières baraques.

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